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Journal de Bord d'une quadragénaire

  • il y a 3 jours
  • 4 min de lecture

Voici comment j'ai fêté mes 40 ans (et pourquoi mon corps essaie de me saboter)



Bonjour à tous.

Regardez-moi bien.

Non, ne cherchez pas la petite ride du lion que j’essaie de noyer sous trois couches de sérum à l'acide hyaluronique. Regardez l'ensemble. Qu'est-ce que vous voyez ? Une femme mûre ? Une "quarantenaire" ? Foutaises !

Vous voyez une femme qui a deux fois vingt ans.

C’est mathématique, c’est implacable, et c’est surtout beaucoup plus fun à dire.


Le Mythe de la Crise, la Réalité du kiff



On nous bassine avec la "crise de la quarantaine". On imagine des gens qui s'achètent des décapotables rouges ou qui plaquent tout pour élever des chèvres en Lozère.

Laissez-moi vous dire la vérité : ma seule crise, c’est quand je réalise que j’ai oublié le code PIN de ma carte bleue alors qu’il y a trois personnes derrière moi à la caisse.

À part ça ? Je suis au TOP de ma life.

Franchement, si on m’avait dit qu’à cet âge je me sentirais enfin comme la "boss finale" de mon propre jeu vidéo, j’aurais arrêté de stresser pour mon avenir en 2005.

À 20 ans, je passais mon temps à m'excuser d'exister et à chercher la validation des autres. À 40, c’est moi qui valide les autres. Et spoiler : le niveau d'exigence a augmenté.

C’est le fameux « m’en-foutisme » de compétition. C’est ce super-pouvoir qui te permet d’entrer dans une pièce et de te dire : « Si mon look ne leur plaît pas, c'est qu'ils ont un problème de goût, pas moi ». Je suis bien dans ma peau, une peau qui a certes un peu plus de vécu, mais qui raconte une histoire nettement plus intéressante qu’un roman photo pour ados.


L'Amour, la Gloire et… le Test de Conformité



Et en parlant de peau, parlons de ce qui la fait briller : la séduction.

Parce que oui, je plais. Et double oui : j’adore ça.

On nous fait croire qu'after 35 ans, on devient transparente. C’est faux. On devient une arme de distraction massive.

J'adore tester mon pouvoir de séduction comme un ingénieur teste un prototype de Formule 1.

Je lance un regard un peu trop appuyé au serveur (qui a l'âge de mon neveu, mais passons), je fais un sourire mystérieux à un collègue lors d’une réunion Zoom (tout en portant un bas de pyjama, le secret du glamour moderne).

Je ne cherche rien. Je ne veux personne. Je veux juste vérifier que « la machine » fonctionne.

Je teste les voyants du tableau de bord. Et vous savez quoi ? Ça s’allume vert direct. Les petits jeunes me regardent avec une admiration mêlée de terreur sacrée, et moi, ça me donne une énergie dingue. Je me sens comme une panthère... qui aurait juste besoin d'une bonne nuit de 8 heures pour être vraiment efficace.


Le Sport : Ce Moment où le Corps dit « LOL »



C’est là que le récit devient tragique. Ou comique, tout dépend de votre angle de vue. Parce qu'à 40 ans, je vis à 100 à l’heure, je ris, je danse, je fais du sport. Je suis active. Mais c'est une activité sous haute surveillance médicale.

Prenez la semaine dernière. J’étais à la salle de sport, gonflée à bloc. J'ai vu une gamine de 22 ans faire des squats avec une aisance insultante. Mon cerveau, ce traître qui pense encore avoir 20 ans, m’a sussuré : « Vas-y Virginie, t'es une guerrière ! Fais-en dix de plus ! ».

Résultat : ma volonté était là, mais mon genou gauche a décidé de se mettre en grève illimitée. Il a fait un bruit de chips mexicaine qu’on écrase avec une masse. C’est ça, la réalité de la quarantaine : tu as l'esprit de Wonder Woman, mais un squelette qui te

rappelle régulièrement les conditions générales d’utilisation.


Parfois, mon dos me lance des petits rappels de mise à jour matérielle.

Vous savez, ce moment où vous vous baissez pour ramasser une chaussette et où vous restez bloquée en position « point d'interrogation » pendant trois secondes ?

« Eh, tu te souviens quand on a dansé sur de la techno en 1999 ? », me murmure mon lumbago. « Moi, je m’en souviens encore. »


Ils ne suivent pas ? C'est leur problème

Et puis, il y a les autres. L'entourage. Ceux qui ont déjà mentalement validé leur ticket pour la retraite. Ils me regardent avec une fatigue par procuration quand je propose une sortie, un week-end, ou même juste de boire un verre après 20h. « Mais t’es pas fatiguée ? », « Tu ne veux pas te poser un peu ? ».

Se poser ? Pour quoi faire ? Pour regarder la poussière retomber ?

On me dit souvent que j’en fais trop. Mais qu'est-ce que ça veut dire, "trop" ? À 40 ans, on a compris que la vie n'était pas un marathon d'endurance contre les autres, mais une rave party géante où l'on est l'invitée d'honneur et où la playlist est géniale. S’ils ne suivent pas le rythme, c'est leur problème. Moi, j’ai deux fois vingt ans, et je compte bien danser jusqu’à ce que mes genoux me supplient d’arrêter.



Alors oui, j’ai 40 ans, je suis au top de ma "life", et si vous me cherchez, je suis probablement en train d'hypnotiser un miroir tout en massant ma sciatique avec une crème qui sent l’Eucalyptus. Mais je le fais avec le sourire d'une reine.


 
 
 

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