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48 Kilos en Moins, une Vie en Plus

  • 1 mars
  • 4 min de lecture

Je suis dans le hall de l'hôtel Alexander où j'attends Sarah

qui doit me parler de sa transformation suite à sa perte de poids.


Elle entre dans l'hôtel et se dirige droit vers moi, d'un pas très assuré.

On ne se connaît pas encore de visu, mais nos brefs échanges téléphoniques ont confirmé ce que je pensais, de ce bout de femme très affirmée.

Sarah est vive et elle a ce côté doux et vulnérable qui donne envie de la protéger.

Nous commandons des cafés et entrons directement dans le vif du sujet.


Son Témoignage est poignant et illustre ce parcours de transformation radicale, tant sur le plan physique que psychologique.

​" 48 Kilos en Moins, une Vie en Plus "


Voici le Témoignage de Sarah


​« Vous avez une extension de ceinture ? » Cette phrase, je l'ai prononcée dans un souffle, la gorge nouée, au milieu d'un avion bondé.

Ce jour-là, coincée dans un siège trop étroit, j’ai réalisé que je ne voyageais pas : je me transportais. Je pesais 120 kilos. Ou plutôt, je portais 120 kilos de peurs, de colères étouffées et de renoncements.

​Aujourd'hui, j'en pèse 72. J'ai abattu les murs de ma propre prison.




Fresh mama:

Etes-vous de nature gourmande?


Sarah:

​On croit souvent que l’obésité est une question de gourmandise.

Pour moi, c’était une question de protection.

Mon corps était une forteresse. Plus je souffrais intérieurement, plus je construisais des remparts de graisse. La nourriture était mon anesthésie. Un stress au travail ? Un biscuit. Une dispute ? Un paquet entier. Je mangeais mes émotions pour ne pas qu'elles m'avalent.


Fresh mama:

De quoi avez-vous le plus souffert?


Sarah:

​La souffrance était partout : dans mes genoux qui grinçaient au moindre escalier, dans mon souffle qui s'éteignait après dix mètres, et surtout dans le regard des autres.

Ce mélange de pitié et de jugement qui vous fait baisser les yeux dès que vous entrez dans une pièce.


Fresh mama:

Racontez nous votre déclic


Sarah:

​Le déclic n'a pas été une illumination, mais une humiliation de trop.

Un jour, j'accompagnais ma fille à un parc d'attractions. Lorsque je suis montée avec elle sur le manège, l'employé m'a dit avec une gêne polie, que je ne pouvais pas faire ce manège avec ma fille parce que la barre de sécurité refusait de se verrouiller.

J'ai ressenti un embarras de plus mais cette fois, ça m'a fait mal.

Mal de voir les gens autour de moi partagés entre la moquerie et la peine mais surtout le fait de voir la déception de ma fille a été plus douloureux que n'importe quelle brûlure musculaire.

​Le lendemain, j’ai commencé.

Pas par un régime miracle, mais par un pacte de sang avec moi-même.

​ J’ai compris que perdre du poids, ce n’était pas mourir de faim, c’était enfin avoir faim de vivre.


Fresh mama:

Mais c'est quasiment impossible de perdre autant de poids, seule. Comment avez-vous géré ça?

Sarah:

​Les premiers mois ont été un calvaire.

Je me souviens de mes premières séances de sport, seule dans mon salon, les rideaux tirés pour que personne ne voie ce corps lourd s'agiter maladroitement.

Je pleurais de rage. Chaque courbature me rappelait mes échecs passés.

​Et puis, il y a eu le plateau.

Ce moment cruel où, après avoir perdu 15 kilos, la balance s'arrête net.

Pendant trois semaines, rien. C'est là que j'ai compris la différence entre faire un régime et changer de vie.

J'ai dû apprendre à ne plus me définir par un chiffre, mais par mes sensations.

​J'ai aussi compris que j'y arriverais plus facilement en étant entourée d'un coach sportif et d'une nutritionniste car j'avoue qu'à certains moments j'ai totalement baissé les bras.

Si j'étais restée seule dans ce combat, j'aurai probablement craqué.



Fresh mama:

A quel moment avez-vous constaté le vrai changement ?


Sarah:

​Le vrai changement est arrivé par des détails que seuls ceux qui ont connu ce poids peuvent comprendre.

​Le jour où mes genoux ne se touchaient plus dans le lit.

​Le jour où j’ai pu croiser les jambes en m'asseyant, un geste d'une élégance simple qui m'avait été interdit pendant quinze ans.

​Le jour où j'ai couru pour attraper un bus sans avoir l'impression que mon cœur allait exploser.


​Fresh mama:

Quelle est votre plus grande victoire?


Sarah:

Ma plus grande victoire ? C'est le silence. Le silence dans ma tête. Je n'ai plus cette voix qui calcule sans cesse les calories, qui me traite de "grosse vache" au moindre écart. J'ai remplacé la culpabilité par la discipline, et la haine de soi par la patience.


​Fresh mama:

Quel est votre état d'esprit aujourd'hui?


Sarah:

Je me sens enfin libre.

​Aujourd'hui, quand je regarde une photo de moi à 120 kilos, je n'ai pas de dégoût.

J'ai de la gratitude.

Je remercie cette femme d'avoir eu le courage de souffrir pour que je puisse être libre aujourd'hui.

​J'ai perdu 48 kilos, mais j'ai gagné une vie.

Je ne mange plus pour remplir un vide ; je mange pour nourrir mes projets.

Je ne me cache plus ; j'occupe ma place, toute ma place, mais seulement celle que je choisis.


Fresh mama:

Vous avez fais preuve d'une incroyable volonté et vous forcez notre admiration; je suis sûre que les lectrices sont du même avis.

Quels sont les conseils que vous pouvez donner aux Fresh mama qui nous lisent?



 
 
 

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